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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 04:58

Intervention de Sofia DAUVERGNE, Conseillère Municipale

Conseil Municipal du 21 mai 2014


Délibération : Note d’information Les Rythmes Scolaires



La présentation qui nous est faite ce soir sur le bilan et les nouvelles propositions d’adaptation des nouveaux rythmes scolaires à Romainville montre que nous avions raison d’insister depuis le début sur la nécessité d’accompagner cette réforme avec la communauté éducative et les parents d’élèves et d’être vigilant sur sa mise en œuvre.

Nos craintes étaient avérées. La fatigue accrue des enfants, relevée par les parents et par les enseignants, la perte de repères à la fois spatiaux et temporels, mais aussi au niveau des personnes, pour ne citer que les points majeurs.


Nous notons ainsi que la mise en place des comités de suivi, la réalisation d’un état des lieux et le bilan de fonctionnement, documents dont nous n’avons pas eu connaissance, amènent la collectivité à prendre en compte de nouvelles propositions d’organisation de la journée, notamment celle portées par les enseignants.


Deux propositions ont été soumises la A et la B, il semble donc que la B ait reçu l'approbation majoritaire. Pouvez-vous nous préciser ce qu’il en est ? La nouvelle possibilité donnée de regrouper le temps périscolaire de 3h sur 1 seule journée a-t-elle été aussi débattue ? Le choix de proposer 1h30 uniquement de temps périscolaire en maternelle est-il dérogatoire?


À noter également les propositions intéressantes développées lors de la réunion du 28 avril: relevons la prise en charge différenciée en maternelle, le parcours culturel, la simplification des modalités d’inscription, la création d’un comité des enfants.


Toutefois si vous semblez persuadés des bienfaits de cette réforme, nous considérons qu’il est temps de la repenser.


C’est ainsi qu'après le rejet massif par le Conseil Supérieur de l’Éducation, ce moi-ci du décret Benoit Hamon (n°2014-457) qui concède, notamment un assouplissement à la reforme par l’expérimentation de regrouper le temps périscolaire en une seule après-midi, pour calmer la fronde des Maires, le Sénat vient lui aussi de rejeter les conclusions de la mission commune d’information sur les rythmes scolaires.


Depuis le début, nous disions nos craintes de voir cette réforme, telle qu’elle fut mise en œuvre par le gouvernement, aggraver les inégalités territoriales.

Pire, en focalisant le débat sur le périscolaire, elle nous a éloigné de la question primordiale : comment redonner du temps à l’école et aux enseignants pour s’attaquer aux mécanismes de l’échec scolaire.

Si un large consensus existait pour revenir sur la semaine de quatre jours imposée sans concertation par le précédent gouvernement de droite, ce que beaucoup d’élus UMP semblent oublier aujourd’hui, les objections que soulève la réforme des rythmes scolaires, tant de la part des communautés éducatives que des collectivités censées la mettre en œuvre, témoignent du même manque de concertation mais surtout de sa déconnexion d’une réflexion plus globale sur le rôle de l’école et sur les objectifs qui doivent être ceux de l’école de la République.

En se défaussant sur nous, l’État érige l’inégalité en principe et porte atteinte au caractère national de l’éducation.

Qui plus est dans un contexte de purge austéritaire imposée arbitrairement aux collectivités où l’État ne compense qu’une partie des coûts supportés par les collectivités, grâce à un fonds d’amorçage, reconduit mais non pérenne.

En transférant ainsi aux communes la charge de sa mise en œuvre sans compensation des coûts, l’État entérine une inégalité de traitement face au temps scolaire et périscolaire.

Cette situation de fait ne pourra que renforcer la fracture sociale et mettre en péril la réussite d’une réforme égalitaire des rythmes.

Nous estimons que cette organisation du temps scolaire doit relever de la responsabilité de l’État, au nom du principe d’égalité et d’unicité du territoire.

Il doit donner les moyens financiers et humains de répondre à cet enjeu.

Rétablir les postes supprimés et les Rased, assurer la formation des enseignants et des animateurs.

Reconnaître et valoriser dans la fonction publique territoriale les animateurs et les intervenants qui assurent ces nouvelles actions éducatives.

L'élève doit disposer du même temps d’apprentissage des savoirs dispensés par l’Éducation Nationale, partout en France, quel que soit son lieu de résidence.

Voilà pourquoi nous rappelons que cette loi est dangereuse car elle porte les prémices d'une déstabilisation de l’Éducation Nationale, sans répondre à l’enjeu essentiel d’un grand service public de l'Éducation.


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Published by Maurice - dans Conseil municipal
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