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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 12:50

 

 

 

Romainville le 26 juillet 2015

Propos du père François

 

L’Affaire du 39 de la rue Carnot.

 

 

Mon plus jeune fils, qui passe de temps à autre, le week-end, devant l’Arocafé, établissement recevant le public à l’angle de la rue Saint Germain et de l’avenue de Verdun, me dit que l’affaire marche rondement et rassemble de telles foules qu’on est obligé d’installer des tables jusqu’à l’emprise du marché voisin.

Ce succès est sans aucun doute à mettre à l’actif du maire adjoint à la culture, qui rêvait depuis longtemps de réaliser une telle affaire, dont le manque se faisait cruellement sentir à Romainville. 1

Le malheur, c’est qu’il ait du se prostituer pour monter le business, irréalisable sans l’appui de la municipalité.

Le malheur aussi, c’est qu’il ait du se faire sponsoriser par un promoteur immobilier, la Cogedim, dont le logo figure sur les affiches, ce qui était proprement inimaginable pour le responsable du pauvre ex-comité citoyen. 2

Cela fait déjà beaucoup, mais il faudrait encore savoir :

Si les conditions de la mise à disposition des lieux par la mairie sont conformes aux usages de la profession ;

Si la chose est normalement imposable ;

Si elle ne sert pas de moyen de propagande à une maire qui ne parvient pas à démarrer dans les sondages (cela ne semble heureusement pas être le cas). 3

S’il ne serait pas opportun de la faire déménager plus loin d’une cité HLM dont les habitants ne fréquentent pas le bistrot et le regardent d’un œil torve.

 

Rassurez vous.

Je ne me trompe pas de sujet et mon propos d’aujourd’hui sera bien consacré, comme annoncé dans le titre, au 39 de la rue Carnot.

Je n’avais pas envie d’en écrire mais mes correspondants se sont montrés si pressants que je me vois contraint de « céder à leurs affectueuses pressions ».

 

Récapitulons :

Il y avait, au 39 de la rue Carnot, un local (industriel ?) que son propriétaire mit en vente.

Un acquéreur se présenta, qui portait un projet intéressant : une salle de concert, un restaurant, un parking et des appartements, avec à la clef, ce qui n’arrive jamais chez nous, la création de quelques emplois. 4

Tout cela était très bien, mais il n’avait pas l’onction de la maire, et la municipalité préempta. 5

L’acquéreur porta l’affaire en justice et obtint gain de cause.

Je n’ai pas suivi l’affaire, mais il semble que la justice ait estimé que, face à son projet bien ficelé, la mairie ne présentait qu’une esquisse brouillonne et peu crédible, ne justifiant en aucun cas la préemption.

La mairie, bien sûr, fit appel, ce qui lui est d’autant plus facile que ce n’est pas elle mais nous qui payons les frais de justice. 6

L’affaire n’étant pas terminée, il ne m’appartient pas de prendre parti.

Mais,

Qu’a fait la mairie du lieu préempté ?

Une salle d’exposition rudimentaire, et des ateliers d’artistes à l’étage.

Que s’est-il passé  ?

D’abord, de nombreux artistes se sont plaint (notamment auprès de moi) que les ateliers n’aient pas été attribués aux artistes les plus méritants et les plus désargentés (copinage ?). 7

Ensuite, ceux qui avaient été « élus » se sont aperçus que, alors qu’on avait créé une association censée gérer l’affaire et la diriger, c’était la mairie (en l’espèce le maire adjoint à la culture) qui décidait de tout, pratiquant un « centralisme démocratique » qui connut autrefois un grand succès, et que la maire Valls apprit à pratiquer pendant les très longues années où elle fut couvée au sein du PCF ancienne formule.

La révolte grondait.

Deux camps s’affrontèrent :

L’un, constitué essentiellement des bénéficiaires des ateliers, favorable (cela se comprend) à la mairie.

L’autre, qu’on pourrait appeler « les frondeurs » clamant son mécontentement et son désir de changement.

Bref, le 39 ressembla de plus en plus à la cour du Roi Peteau ». 8

 

S’il n’y avait que cela …

Non ; des fêtes, des concerts marquaient la fin des expositions en égayant le public.

Elles égayaient moins le voisinage, troublé dans sa tranquillité, qui le fit savoir et se fit envoyer sèchement promener.

Le malheur voulut que la plus véhémente de ces voisines, que je connais et que j’aime bien, encore qu’elle soit une « vallsiste » inconditionnelle, ne soit pas du genre à se laisser faire.

Elle menaça de déposer plainte, ce qui conduisit à annuler la dernière fiesta qui devait animer le 39.

On touche ici un problème très intéressant :

Celui de la nouvelle clientèle bobo bruyante que tente , par l’action du maire adjoint à la culture, de se rallier la maire Valls, et qui suscite l’hostilité déclarée, d’une part des cités, mais surtout du troisième âge « plan plan » qui fréquente les « thés dansants », qui est de droite modérée, et qui constitue l’essentiel de l’électorat du « duo ». 9

Vrai dilemme cornélien, que l’on peut compter sur moi pour exploiter, d’autant que ce même électorat est très ému par l’annonce de la destruction du château, symbole du village ancien, que la maire avait promis de défendre, et qu’elle laisse tomber comme une merde. 10

 

Quelque chose me dit que, privé du soutien de la maire, l’avenir du 39 est bien compromis.

L’affaire, en tout cas, aura illustré deux choses :

Il est très difficile, à Romainville, de faire avancer un projet qui n’a pas le soutien actif de la mairie, ne porte pas son label et ne contribue pas à sa gloire. 11 (copie de ce qui se passe dans le département avec Bartolone).

Plus généralement, la maire se révèle être contre tout esprit d’entreprise, contribuant ainsi à anesthésier notre ville et à en faire la mochasse ville-dortoir qu’elle appelle de ses vœux. 12

 

Salut à tous.

 

François Le Cornec

 

– – – – – – – – – – – – – – –

Commentaires de Maurice (avec l'approbation de François)

 

1) cela manque « actuellement », car n'oublions pas qu'il y a eu – la ferme Carnot – qui, malgré qu'elle fut un squat avait une animation culturelle ! Les animateurs avaient demandé à plusieurs reprises un RDV à la maire pour officialiser l’activité, jamais elle ne leur a répondu ! Le peu de temps que « la ferme Carnot » a été en activité, ceux qui l'ont fréquenté en ont de bons souvenirs.

2) imaginons un instant que ce fut le contraire soit l'opposition Romainvilloise qui fi de même. Que n’aurions-nous pas entendu !

3) comment ne pas le penser puisque c'est un adjoint qui s'occupe du lieu ?

4) créer des emplois à Romainville ? Tu n'y penses pas ! Actuellement c'est la construction de logements par l’intermédiaire de promoteurs qui compte. Combien n'ot bon maire a-t-elle sauvé d'emplois ?

5) la municipalité préempte tout ce qu'elle peut ! Je me suis laissé dire que dans une voix privée elle l'avait fait.

6) ça, beaucoup n'y pense pas que lorsque la municipalité va en justice, c'est NOUS qui passons à la caisse ! Et ce, quel que soit le résultat.

7) copinage ? Aller en parler « aux Salaisons » !

8) juste en passant : tu vaste faire reprendre par tous ceux qui essaient de te vomir dessus comme nous l'avons vu il y a peu ; il faut écrire : la Cour du roi Pétaud (pour ceux qui voudraient en connaître le sens)

9) Dire que le troisième âge n'est pas chouchouté ne serait pas correct, à force d’être gâté, il en est pourri !

10) d'autant plus que le château n'appartient plus à la municipalité ! Mais qu'a-t-elle fait avant de passer le nourrain ?

11) voir en 7.

12) la municipalité s’occupe plus de trouver des terrains aux promoteurs que des soutenir la création d'emplois ou d'essayer qu'il n'y en est pas de détruits.

 

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Published by François LC - dans Propos du Père François
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