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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 17:44

 

 

 

Romainville le 14 aout 2015

 

Propos du père François

 

 

C’était en 1968 ;

La plupart d’entre vous, mes chers lecteurs (toujours plus nombreux), n’étiez pas nés.

Moi, je l’étais, hélas, et je me promenais dans le quartier Latin, les lendemains d’émeute, et nous pleurions, non pas d’émotion, mais à cause des émanations de gaz lacrymogène imbibant les chaussées et les immeubles circonvoisins.

Pourquoi je vous parle de 1968 ?

C’est parce que les événements qui se produisirent à cette époque, et qui devaient modifier profondément le monde qui nous entoure, eurent une autre conséquence, minime en apparence, mais en apparence seulement :

Ils firent apparaître le besoin fondamental de la plupart d’entre nous ; celui de communiquer, celui, plus simplement de parler.

Des gens, dans la rue, se mettaient à discuter, à chercher des interlocuteurs, manifestant ainsi le fait que la plupart d’entre nous crevons de solitude.

C’est cela qu’un mariole américain a compris en créant « Facebook », truc informatique sur lequel des milliards de mots tombent chaque jour, sans que le vrai problème de la solitude en soit le moindrement résolu pour autant.

Chacun cause, se confie, inconscient du fait qu’il le fait dans la solitude.

Vous vous inscrivez ; des « amis » (tu parles d’ « amis » …) se manifestent, demandent à être vos « amis » ; vous ne vous rendez pas compte que tout ça est truqué.

Chaque fois que vous répondez à un quidam, votre opinion est intitulée« j’aime ».

L’entreprise de décervelage est en marche, et chacun soliloque, s’imaginant qu’il « participe », alors qu’il ne fait que décrire sa solitude à côté de celle des autres.

Mais, allez-vous me dire, vous êtes vous-même sur facebook ?

Alors ?

J’ai un fils, jeune, qui a cru drôle de m’y inscrire.

Je n’ai jamais « écrit sur un mur » ( !) ; je n’ai fait, de temps à autre que commenter brièvement les déclarations d’autrui.

C’était encore trop.

J’ai constaté, avec satisfaction, quand j’ai pris mes distances avec les anciens membres du comité citoyen, que pas mal de gens m’avaient rayé de la liste de leurs « amis », cependant que d’autres (plus nombreux, a vrai dire), les remplaçaient, avantageusement, je dois le reconnaître.

Ça ne fait rien ; c’est encore trop et je souhaite, dorénavant ne plus avoir le moindre contact avec la pauvre « secte ».

Je demande à mes copains de ne plus me faire savoir ce qui se passe sur facebook.

Mes « propos » suffisent à mon bonheur.

Je sais qu’ils sont lus par 3 à 500 personnes, ce qui est très bien, et quand même ne le seraient-ils pas, ils me serviraient de défouloir et contribueraient à me conserver à peu près en forme.

 

Pourquoi je prends maintenant cette décision ?

Parce que certains courriers ont fait, ces derniers mois, déborder le vase.

J’ai d’abord reçu, expédié par je ne sais qui, la photo d’un type pour qui j’ai eu, en son temps, de l’estime, qui brandissait un panneau portant les mots « je vote Corinne Valls », le tout avec un sourire qu’il tentait de rendre chaleureux, et qui réussit à me donner la nausée.

 

Le revoici à nouveau,

J’étais en Bretagne, lorsque j’ai reçu un texte de Stéphane Weisselberg (puisqu’il faut l’appeler par son nom), qui est un monument de bêtise et d’inanité, texte qu’il avait publié précisément sur facebook, et dans lequel, il traite de la Corniche des Forts,.

Il nous annonce d’abord sans rire que le truc s’appelle désormais « ile de loisirs de la corniche des forts ».

Je ne me sens pas vraiment visé par son baratin. Je ne suis pas hostile à la chose.

Je regrette simplement le temps où, avec Raymond (que SW accueille à plat ventre dans les bureaux de vote ; ça peut toujours servir), nous récoltions le blé, arrachions les betteraves, cueillions les roses, et fêtions la saint Jean par une retraite aux flambeaux.

C’est mon côté passéiste (que SW baptisera conservateur ou réactionnaire) côté nostalgique qui ne m’empêche point d’accepter ce que l’on appelle le « progrès ».

 

Stéphane, tout le monde le sait, est un excellent animateur, mais il ne brille « ni par l’humour, ni par l’esprit » (Brassens).

Il n’est ni un bon orateur (réécoutez ses discours de la campagne municipale …), ni un convenable écrivain, surtout quand il tente de s’attaquer au style épique.

Ici, il accumule des sottises sans bien s’en rendre compte, et le pire, c’est qu’une nana, que je trouve en général intelligente, semble l’approuver (« j’aime »).

Peu importe.

D’abord, je trouve inadmissible qu’un apostat travestisse ses reniements en désir et volonté de progrès.

La ficelle, qui a déjà servi, ou plutôt la corde ou le câble, est trop grosse et ne convainc plus personne.

S’il le faut je publierai, autant de fois qu’il le faudra, le texte de la profession de foi de SW lors des municipales de je ne sais plus quand.

Quand on va à la soupe, il faut rester décent et adopter un profil bas.

 

Ensuite, il ne faut pas avoir le sens du ridicule pour écrire : notre ville a joué un rôle important dans la réalisation (avec plus de 10 ans de retard ! ) de « l’ile de loisirs » puisque (rendez vous compte ! ) « le syndicat mixte de gestion compte en son sein quatre représentants de la Ville : C Valls, J. Champion, P. Guglielmi ET MOI MEME).

 

Je brocardais, en son temps, le brave Gérald, qui étalait avec complaisance ses titres.

Mais tu es pire, mon pauvre Stéphane, je l’avais déjà noté dans la lettre minable que tu adressas à la FCPE Courbet.

 

Enfin, il faut avoir un fier culot pour oser écrire : « Il y aura ceux qui défendront les intérêts particuliers contre l’intérêt général ».

Tu sais très bien que tu racontes n’importe quoi.

Bien sûr qu’il faut avant tout défendre l’intérêt général ; mais ce n’est pas une raison pour, comme l’a fait la mairie, laisser crever les pauvres commerçants qui se sont laissés berner par un promoteur, qui est votre allié, et qui sont acculés à la ruine.

Vos « intérêts particuliers », vous avez su les prendre en compte, vous, lorsque, tout récemment, vous avez augmenté vos indemnités.

Je te conseille, SW, de rentrer en toi même, d’essayer de t’appliquer la « distanciation brechtienne », et surtout, de rester décent.

 

Vous voyez à quels énervements peut me conduire facebook.

Ne me l’envoyez plus.

Merci d’avance.

 

Salut à tous.

 

François Le Cornec.

 

 

– – – – – – – – – – – – – – –

 

Commentaires de Maurice (avec l'approbation de François)

 

Ben non, rien à dire, le texte ce suffit à lui-même pour tailler un costard à

l’Edgar Faure Romainvillois.

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Published by François L C - dans Propos du Père François
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