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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 18:10

 

ROMAINVILLE

 

la place du marché

 

Partout le discours de l’urgence impose ses non-régles : dans le social, la santé et le logement. Or il faut beaucoup de temps et d’attention pour que la ville se constitue, se modèle, se transforme et puisse accueillir convenablement les populations qui viennent, de plus en plus nombreuses pour s’y fixer. l’urgence, là comme ailleurs, est une commode invention des décideurs pour légitimer l’à-peu-près, le vite-fait, le éon verra plus tard », la non-concertation et finalement l’arbitraire. c’est au nom de l’urgence que l’on a édifié les grands ensembles, ce coup de poignard dans le dosdes villes, cette bonne conscience de l’urbanisme moderniste alliée à la promotion immobilière libérale.

 

L’urgence du grand Paris est une conception politique qui instrumentalise l’urbain ; la ville, non pas la maison est la demeure de l’humain. Pas la ville, le propriétaire rejoint le locataire, d’oèuqu’il vienne ; le cadre supérieur se joint à l’ouvrier et le curé se mêle au dans l’appropriation de sa condition du citadin. La municipalité se doit de réunir et de faire entendre cette force pour développer une vie locale harmonieuse, quels que soit les courants politiques étatiques. Or aujourd'hui les villes tombent sous la double dépendance de la technocratie et de la bureaucratie, en un mot des institutions. l’institutionnel est devenu l’ennemi de la vie urbaine, dont il fige le devenir. Les municipalités s’organisent sur le modèle étatique ; elles reproduisent en petit les habitudes de gestion et de domination de la haute bureaucratie d’état. Les citadins soient s’amenuiser leurs droits théoriques de citoyens et la possibilité de les exercer pleinement.

 

À Romainville, la Place du Marché s’est transformée depuis peu en place des Commerces et sera demain une Galerie marchande. Vouloir préserver aujourd’hui ce cœur de village, rare en banlieue parisienne, n’est en rien du conservatisme, comme le clame la municipalité, mais une défense farouche des rendez-vous hebdomadaire, non révolutionnaire, surtout réjouissants, et tout simplement légitimes dans notre quotidien identitaire.

 

La ville est un lieu de protection, d’expression et de solidarité. Son centre est celui du rassemblement et de la liberté. Or les nouvelles formes de gestion, qui privilégient l’éphémère et la standardisation ne sont pas sans effets sur les liens que chacun a besoin de développer avec un territoire pour l’habiter.

 

La concession et l’exploitation d’une Place du Marché, dans ce qu’elle est et représente dans l’identité patrimoniale française, dans le cœur d’une ville, tout comme une place de l’église ou une place de l’Hôtel de ville, ne peut être considérée comme un espace de concession et d’exploitation lambda. l’extraordinaire diversité des propositions et le réjouissant éventail du métissage des Romainvillois ne peuvent produire un projet mûrement abouti pour une nouvelle Place du marché à l’honneur et à l’image des citadins de notre commune. Un nouveau projet ne doit en aucun cas l’étouffer et la faire disparaître. Bétonner un cœur, c’est priver d’oxygène les échanges générationnels et sociaux, c’est asphyxier une une commune qui peut encore s’émouvoir d’être, à proximité de Paris, un VILLAGE.

 

PRENONS LE TEMPS, CONCERTONS-NOUS, POUR QUE DEMAIN REFLEURISSE UN ESPACE QUE L’ON AURA DESSINE AVEC NOTRE CŒUR.

 

 

Un Romainvillois par l’intermédiaire du père François.

 

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