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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 12:51

 

ARIVEM

Association loi 1901

122 rue Vaillant Couturier – 93130 – Noisy-le-Sec  –  arivemromainville@yahoo.fr

Le 22 mai 2012

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

GRANDE MANIFESTATION DU 2 JUIN 2012 A PANTIN

 

L’ARIVEM organisera le samedi 2 juin 2012 une grande manifestation citoyenne

partant de l’église de Pantin (métro ligne 5) à partir de 10H00, pour défiler ensuite vers l’entrée du centre du SYCTOM, rue Anatole France à Romainville.

 

Le moratoire de 6 mois annoncé en réunion publique le 1erfévrier 2012 devant un auditoire de 700 personnes ne tient pas ses promesses :

- La Commission Nationale du Débat Public n’apportera pas, comme promis, sa contribution à ce stade trop avancé du projet,

- L’audit indépendant promis est finalement remplacé par une expertise que le SYCTOM organise lui-même et régente, sur son propre projet. Nous demandons un audit INDÉPENDANT comme promis et le devoir de réserve du SYCTOM sur le déroulement de cette démarche,

- URBASER à d’ores et déjà signé, le 5 avril 2012, un contrat de sous-traitance qui confie à Eiffage TP/Solétanche la réalisation de l’ensemble du génie civil du futur centre multifilières de traitement des déchets ménagers du Syctom de l'agglomération parisienne, à Romainville et Bobigny,

- Le SYCTOM affirme que quoi qu’il arrive, les travaux commenceront en novembre prochain.

 

Cette manifestation a pour but de casser, avec nos élus locaux, cette spirale négative, cet écran de fumée développé pour masquer les vrais problèmes, en travaillant ensemble à la réussite des actions suivantes :

- la réappropriation par Est Ensemble de l’organisation de son "audit indépendant", remettant à plat l’ensemble du projet actuel du SYCTOM-URBASER de Romainville et la gestion de nos ordures ménagères sur notre territoire,

- l'étude de solutions alternatives exemptes de risques d’explosions et de pestilences, respectueuses des droits fondamentaux de l’environnement et de l’intégrité des citoyens.

- l’organisation commune d’une grande conférence / débats, le 20 juin 2012 à Noisy-le-Sec, portant sur le tri à la source, le compostage individuel ou collectif et la collecte sélective,

- la visite d’une décharge avec des élus locaux, des habitants, des commerçants et des voisins de toutes natures,

 

CE PROJET, S’IL SE FAIT, EST UN DÉSASTRE ANNONCÉ



 

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 18:53

 

 

 

C'est la bonne nouvelle de la semaine, le manque de concertation – pourrait – envoyer cette verrue à la poubelle ! Remarquez que ce serait amusant de savoir que l'image d'une poubelle soit pour dire qu'elle (l'usine) ne sera pas construit.

Le projet n'est pas définitivement stoppé, mais il va sur la voie de garage à vitesse grand V ; souhaitons qu'il n'y ait pas de bifurcation en chemin, avec les crânes d’œufs, tout est à redouter.

Bien sûr, le projet répond aux contraintes légales, mais en employant des méthodes pas très catholiques.

Pour essayer de nous endormir, le bâtiment est certifier HQE (Haute Qualité Environnementale) avec un toit engazonné ; c'en est à pisser de rire, comme si le fait d'avoir un toit avec de l'herbe faisait passer la pilule plus facilement (quoi que maintenant que l'achat en Hollande est restreint...) ?

 

En tout cas, arriver à mobiliser autant d'habitants sur un projet qui dans leurs têtes devait être acclamé... cela va devenir un cas d'école de ce qu'il ne faut pas faire (qui a dit comme le ramassage par pneumatique ?).

Heureusement qu'Arivem a réagi rapidement et en investissant dans un audit par le bureau d'études Horizon qui a mis en avant les défauts et défaillances du TMB.

N'oublions pas que cette usine est expérimentale et doit être le plus importante d’Europe avec 6 digesteurs. Déjà qu'avec 2 fois moins il arrive qu'il y ait des explosions et autre incendie dans les usines an fonctions en Europe... bien sûr par accident, il ne manquerait plus que se soit volontaire.

Que les agriculteurs qui doivent le répandre dans leurs champs n'en veulent pas ! Tout comme la chambre d'agriculture. Là aussi, beau cas d'école de faire du compost que personne ne veut !

Un bilan énergétique très douteux vu, la consommation pour produire se dit, compost.

La voie fluviale, les bords du canal seront utilisés par l'entreprise 5 jours sur 7, alors que les chemins de halage sont ouverts à tous ! Et, le port ne sera pas construit au moment de la mise en fonction de l'usine pour le transport des résidus vers Ivry.

La liste peu continuer et divers blogues et le site d'Arivem en ont une liste non exhaustive.

Bertrand Kern dit que le péché originel est le manque de consultation qui a été fait « à l'ancienne », c'est à dire en informant les administrés presque de façon confidentielle. La consultation publique, qui en a entendu parler avant qu'Arivem nous alerte de la future construction de cette usine ?

Bien sûr, le projet n'a pas été clandestin, mais de la manière dont a été fait l'information des citoyens est très douteux, comme si, ils avaient voulu nous mettre devant le fait accomplit. Qui en avait entendu parler lorsque not'bon maire a souhaité que cette usine s'installe à Romainville il y a bientôt 10 ans ?

Thomas Laparre nous dit que les élus ne sont arc-boutés sur le choix de se traitement des déchets, un référendum lui vient-il à l'esprit pour savoir ce que NOUS, les administrés, en pensons ? Nous sommes capables de comprendre ce qui est énoncé clairement, il faut faire l'effort de vouloir se faire comprendre, ce que peu font ; il est plus facile de nous endormir avec des paroles diffuses. (Comme dans la blague à Coluche ou il nous dit : lorsqu'un politique a fini de répondre, nous ne savons plus quelle question nous avons posée)

Pierre Hirtzberger prévient : il faudra une position claire à l'automne !

Ah bon ? Et s'il n'y en pas ? Cette usine nous sera imposée par défaut ?

 

Cliquez sur le lien en dessous pour lire l'article qu'a fait Philippe Chibani-Jacquot sur le site novethic :

 

http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,environnement,dechets,,137419.jsp

 

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 10:06


 Chers amis.


 Nous ne dirons jamais assez l’importance de la réunion du 14 mars dernier et la réussite de cet événement grâce à la qualité des associations présentes, de notre animatrice et de nos intervenants.
 
 Nous avions convenu qu'il fallait donner une suite à ce FORUM qui était une première étape visant à faire un bilan des retours d'expérience des usines de TMB/Méthanisation existantes, justifiant la nécessité de développer un plan d'action ambitieux de gestion de nos déchets, autre que ce procédé.
  
 
 Nous vous proposons d'étaler nos actions à venir de la façon suivante :
 
  
 1. Une visite de la décharge de Claye-Souilly
 
 Quelque soit le procédé final choisi, nous n'avancerons et n’évoluerons pas sans un tri effectué par chacun avec une collecte sélective prenant enfin en compte les restes d'aliments.
 
 Le projet de TMB du SYCTOM à Romainville, s'il se faisait, verrait la quasi totalité de ses entrants finir en décharge à Claye-Souilly.
 
 Allons jusqu'au bout des choses.
 
 Avant d'organiser ensemble une prochaine réunion sur le tri à la source, aussi ambitieuse que la première, nous souhaiterions organiser une visite, avec nos élus locaux, de la décharge de Claye-Souilly.
 
 Nous allons pour ce faire écrire à Véolia pour leur demander de nous accueillir, et joindre à cette demande tous les membres d'Est Ensemble, ainsi que du SYCTOM pour qu'ils puissent voir d'eux même comment cela se passe au final.
 
 C'est important car une part importante du problème fini et finira là bas, avec ou sans TMB et nos élus doivent le voir d'eux mêmes.
 
 Êtes-vous intéressés pour nous accompagner dans cette démarche ?
  
 
 2. Un évènement citoyen sur le tri à la source, le compostage individuel ou collectif et la collecte sélective
 
 Nous souhaitons enchaîner avec un événement citoyen axé sur le tri à la source, le compostage individuel, la collecte des déchets fermentescibles et la collecte sélective en général, et promouvoir les endroits où ça marche.
 
 La Communauté de Commune Est Ensemble prévoit d'organiser un colloque fin mai-début juin pour présenter des procédés alternatifs au projet de méthanisation de Romainville :
 
 http://www.est-ensemble.fr/le-syctom-communique-sur-lusine-de-methanisation
 
 
 L'intelligence voudrait qu'Est Ensemble et nos différentes associations puissent organiser ensemble ce colloque très important pour nous tous. C’est pourquoi nous vous soumettrons rapidement un courrier à transmettre à tous les membres d'Est Ensemble reprenant cette proposition de mise en commun de nos initiatives.
 
 Le BET HORIZONS a travaillé dans ce sens, et nous sommes en mesure de transmettre à tous nos élus une étude chiffrée sur les OMR produites sur notre territoire, comparant chaque ville de cette partie de la Seine-Saint-Denis, permettant d'établir les bases d'un plan d'action alternatif au TMB du SYCTOM.
  
 
 3. Des manifestations d'opposition au projet de TMB à Romainville qui reste d'actualité
 
 Nous prévoyons de nous rassembler pour manifester notre opposition au projet du SYCTOM de TMB/Méthanisation à Romainville, localement dans un premier temps, certainement le 26 mai prochain dans une des quatre villes limitrophes (Pantin, Bobigny, Romainville, Noisy-le-Sec), puis à une échelle nationale, le 15 ou 22 septembre, à Paris, avec toutes les associations de France et d'Europe.
  
 
 4. Intégrer les démarches en cours du SYCTOM sur l’audit du projet de TMB de Romainville
 
 Sans savoir réellement où va le SYCTOM avec l’audit de son propre projet qu’il va lui-même encadrer, nous devons en être afin d’obliger une mise à plat de l’ensemble de ses composantes.
 
 http://www.syctom-paris.fr/edi/comm/proj/methanisation/romainvillebobigny/actualite.html
  
 
 1.      Apportez vos remarques au CCTP qui défini la mission du BET qui doit réaliser cet audit. C’est URGENT, vous avez jusqu’à la fin de la semaine ! (procédure lancée pendant les vacances…).
 
 2.      Vous pouvez faire une demande officielle pour intégrer le comité de pilotage de cet audit
 
  
 
 A très bientôt.
  
 Le COLLECTIF de l’ARIVEM
 PANTIN – BOBIGNY –ROMAINVILLE – NOISY LE SEC
 MONTREUIL – LE PRE ST GERVAIS– BAGNOLET – BONDY – AUBERVILLIERS – LES LILAS
 PARIS XIX
 
 
N'hésitez pas à consulter le site de l'association
 
www.arivem-methanisation.fr

 Rejoignez l'ARIVEM sur Facebook :
 http://fr-fr.facebook.com/pages/Mobilisation-contre-le-projet-dusine-de-M%C3%A9thanisation-de-ROMAINVILLE/166602836733556
 
 NOTRE SANTE, NOTRE SECURITE,
 LA QUALITE DE L'AIR QUE NOUS RESPIRONS SONT DES DROITS FONDAMENTAUX

 


 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 10:02
ARIVEM

27 Avril 2012 19:30

L’ARIVEM souhaite un audit, mais un audit indépendant !
Une lettre ouverte sera envoyée à tous les élus d’Est Ensemble à ce sujet, invitant à élaborer ensemble des alternatives au projet de TMB-Méthanisation prévu à Romainville.
L’audit, tel qu’il est entrepris, ne peut permettre d’éclairer le projet entrepris par le SYCTOM.
Nous nous félicitions le 14 février de la tenue de cet audit espérant qu’il jouerait pleinement son rôle de remise à plat du projet actuel et qu’il impliquerait le plus grand nombre d'élus et de concitoyens.
Mais la semaine dernière, les riverains ont pris connaissance par l’intermédiaire d’élus locaux de l’organisation de cet audit par le SYCTOM, lequel compte piloter l’ensemble de cette opération.
Cet audit ne remplit pas les attentes des riverains pour une raison fondamentale : L’ATTEINTE AU PRINCIPE D’IMPARTIALITÉ.
L’impartialité, principe fondateur de cet audit, ne peut être respectée : le SYCTOM audite lui-même son propre projet, est à l’origine de l’appel d’offre, et en maîtrise toutes les composantes.
L’ARIVEM ne peut donc pas cautionner ni participer à une telle démarche, tant l’inquiétude est grande sur le déroulement et les conclusions d’un audit mis en œuvre sous le contrôle du SYCTOM.

Nous demandons donc qu’Est Ensemble reprenne la maîtrise de cet audit, afin de préserver l’indépendance et l’impartialité de cette démarche, tout en veillant à l’intervention des élus et de la population, afin de faire toute la lumière sur le projet mis en œuvre à Romainville.

Nous proposons que le futur audit indépendant qui sera organisé par Est Ensemble étudie l’ensemble des enjeux du projet : opportunité de la mise en œuvre d’un TMB, risques d’incidents industriels, impacts sur l’environnement, nuisances olfactives et auditives, risques sanitaires, impact du compost produit par une usine de TMB-Méthanisation sur les terres agricoles, bilan énergétique des usines de TMB-Méthanisation, contradiction entre la mise en œuvre d’un TMB et le développement du tri sélectif, faisabilité du transport par péniche.

Plus particulièrement, cet audit devrait :

- Étudier le projet d’usine de TMB-Méthanisation au regard de la réglementation sur le fonctionnement des installations publiée en novembre 2009, sachant que le dossier déposé par URBASER en préfecture pour l’autorisation d’exploiter a été jugé complet en janvier 2010
- Indiquer les différents postes de coût du projet : 189 millions d’euros, 250 millions d’euros, 410 millions d’euros ?
- Repousser la date indiquée de mise en service : les documents fournis par les promoteurs du projet, dans toutes leurs communications, annoncent une mise en service au 2nd semestre 2015, alors qu’URBASER a indiqué des travaux d’une durée de 34 mois, et que les travaux de dépollution doivent durer 6 mois (et que nous ne savons pas encore quand ces derniers commenceront). La mise en service potentielle n’est donc pas envisageable avant 2016, voire 2017.
- Intégrer les éléments de la mise en demeure d’URBASER par le SYCTOM, rendue publique en novembre 2011.
- Indiquer que ce projet ne répond pas aux exigences du Grenelle de l’environnement, au regard des travaux du COMOP 22 et de Cercle National du Recyclage (organisme auquel le SYCTOM adhère), qui conseillent aux collectivités de ne pas avoir recours à la technologie du Tri Mécano-Biologique.
- Intégrer les avis de l'ADEME soulignant le degré de complexité élevé à l'association des technologies du TMB et de la méthanisation.

- Étudier l’accidentologie sur les sites de Tri Mécano-Biologique et de Méthanisation en Europe sur ces trente dernières années. Il est inconcevable que l’accidentologie soit limitée au territoire national, sachant qu’elle n’y est guère développée, contrairement à ce qui se passe en Allemagne ou en Espagne.
- Faire une présentation du site, des installations, et des lieux d’accueil du public autour du site (intégrer la salle de mariage, qui a été oubliée dans le dossier d’autorisation d’exploiter).
- Intégrer dans l’audit une analyse du projet au regard de l'article 42 de l'arrêté du 10 novembre 2011 et ces conséquences pour la protection de l'environnement, ainsi que l’analyse du rayon de protection à déterminer.
- Étudier l’hypothèse de l’usage de la torchère (gaz brûlé sur place), et les incidences sanitaires d’une telle hypothèse
- Intégrer les travaux du JRC au sujet du compost : la Commission Européenne a lancé une étude, qui est en cours depuis plusieurs années à ce sujet ; ceci est d’autant plus important que ces travaux vont définir le cadre législatif européen, et ce certainement avant que les travaux de construction ne soient lancés.
- Rendre publiques les études sur la faisabilité du transport fluvial, les ports de destination des péniches, les contraintes du passage par le canal Saint Denis, l’impact sur l’activité actuelle du canal et sur les projets futurs autour de l’usine.
- Étudier la situation en terme de nuisances olfactives sur les usines existantes (Montpellier, Obourg, La Corogne, Bassano, Fos Marseille, et
cætera ).

Nous espérons un audit neutre et impartial, organisé par Est Ensemble, à l’occasion duquel le SYCTOM serait un spectateur, ou, s’il le souhaite, intégrer comme les riverains, élus et associations le comité de pilotage.
En comptant sur l’investissement de tous nos élus dans ce dossier d’une importance capitale pour notre avenir à tous.


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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 09:02

 

Alerte.jpg   Les-boulles--Articles-.jpg

 

 

Et bien, cela s'annonce plus que mal !

Le 19 avril, le tribunal administratif de Montreuil-sous-Bois a confirmé la légalité du permis de construire de l'usine !

La requête en annulation présentée a été rejetée ET les déposants ont été condamnés à verser 600 € au Syctom à titre de dédommagement des frais de justice engagés.



Vous pouvez allez lire cet article en cliquant sur le lien en dessous (mais il est payant pour pouvoir le lire dans son entier) :

http://www.journaldelenvironnement.net/article/tri-methanisation-a-romainville-confirmation-du-permis-de-construire,28738



N'oubliez pas : MERCI QUI ?

Merci à la maire qui a souhaité à ce que cette usine s'installe à Romainville !

Et ce ne sont pas les regrets prononcés par la suite en disant : je ne connaissais pas le process... que cela passe mieux ! Aller le demander aux riverains et habitants concernés ! Et dire que se maire va peut-être être député, car suppléante, si... nous n'avons pas fini d'en entendre de belles du même tonneau, comme pour la sculpture de Garry Faif.



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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 20:19

16 avril 2012

Lancement de l’audit sur le projet de centre de méthanisation à Romainville

Conformément à l’engagement pris par François Dagnaud, Président du Syctom, l’agence

métropolitaine des déchets ménagers, lors de la réunion publique du 1er février dernier, le Syctom engage un audit indépendant chargé de trancher le débat sur deux points majeurs : la question des nuisances éventuelles pour les populations riveraines et le fonctionnement en toute sécurité du projet de centre de méthanisation à Romainville / Bobigny.

« Parce que le Syctom n’a rien à cacher, j’ai décidé de mettre à la concertation le cahier des charges de l’appel d’offres de cet audit » indique François Dagnaud. « Il est mis à disposition du public sur le site Internet du Syctom dès aujourd’hui. »

Comme il s’y est engagé, le Syctom va faire réaliser un audit complémentaire par un organisme indépendant, afin de vérifier l’absence de nuisances et le fonctionnement en toute sécurité du centre en projet.

Dans le cadre du marché public à engager pour la réalisation de cet audit, un cahier des charges (appelé

« cahier des clauses techniques particulières ») a été rédigé pour le lancement de l’appel d’offres.

Ce document est disponible sur le site Internet du Syctom, www.syctom-paris.fr

Il comporte deux volets :

- Des analyses critiques de l’étude de dangers et de l’étude d’impacts

- Une analyse environnementale du procédé de tri mécano-biologique

Le Syctom invite les habitants à le consulter et à lui faire part de leurs éventuelles observations avant le 30 avril 2012, en complétant le formulaire disponible sur le site internet du Syctom ou en se rendant à l’espace

d’information et d’échanges situé à Bobigny les jeudis 19 et 26 avril. Elles seront étudiées attentivement par la Direction des Projets du Syctom, qui pourra compléter et ajuster ce document. Le Syctom répondra

publiquement à chaque proposition ou commentaire faits par le public.

Pour rappel, lors de la réunion publique organisée par Est Ensemble le 1er février dernier à Romainville, en lien avec le Syctom, 4 engagements avaient été pris afin de poursuivre le dialogue avec la population des quatre communes riveraines (Romainville, Bobigny, Noisy-le-Sec et Pantin), les associations et les élus d’Est-Ensemble :

l’engagement d’une phase de dialogue de 6 mois consacrée au partage d'informations entre tous les

acteurs et à l'expression de tous les points de vue par l’organisation des ateliers thématiques portant

sur les enjeux fondamentaux du traitement des déchets ménagers

la saisine de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) pour la désignation d'un garant

la réalisation d'un audit indépendant par un organisme reconnu pour vérifier l'absence de nuisances et

le fonctionnement en toute sécurité du projet de centre de méthanisation.

l’ouverture d’un espace de dialogue et d’échanges

Cette consultation publique du cahier des charges répond ainsi à l’engagement majeur pris par le Syctom, celui d’ouvrir le dialogue le plus largement possible, afin de permettre à tous les points de vue de s’exprimer sur ce projet.

 

Contact presse : Magali Memponte, Direction de la communication – Tél. 01 40 13 40 72 – memponte@syctom-paris.fr

 

– – –

 

Comme vous pouvez le lire, il n'est plus question de geler le chantier pendant 6 mois à partir du 1erfévrier !

C'est devenu « une phase de dialogue ».

La CNDP devait organiser un débat, pas de désigner un garant, mais, comme il y a déjà eu une enquête publique MAL FAITE, cet organisme a fait savoir qu'il n'était pas question d'en organiser une autre, cela devient : désigner un garant ! Le fera-t-elle cette fois ?

La désignation d'un organisme indépendant... par QUI ? Les acteurs principaux seront-ils consultés ?

Comprenons bien ce qui est écrit : consultation du cahier des charges (pas en vue de la modifier), ouvrir le dialogue pour permette tous les points de vue de s » 'exprimer.

Et ensuite ? S'il y a plus de négatifs dans les remarques que de positif ? Que feront ses responsables ? Rien n'en est dit, sera-ce un coup d'épée dans l'eau pour faire patienter en vue de commencer les travaux en pleines vacances d'été ? En fait, il y a déjà un contrat de signe pour les commencer. (lire l'article sur ce blogue qui en parle)

 

Vous le lisez, les propos tenus ne sont pas ceux qui nous sont annoncés !

N'oublions pas qu'à Montpellier, il y a eu des garanties similaires de données, chaque participant aux réunions a entendu ce qu'il en résulte pour les riverains !

 

 

Les grands champs (Maurice)

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 06:45


 

Pas-content-2.jpg

Site de l'usine (Vient de citom93 fr)

Le 5 avril 2012, il a été signé un contrat qui nous donne le ton de ce qu'il ce passe sur le site de l'usine de méthanisation, voici ce que l'on peut lire sur le site bourselci :

 

Urbaser Environnement représentée par son Directeur général Claude Saint-Joly et par son Directeur de projet Christian Gavalda et le groupement Eiffage TP/ Solétanche représenté par son Directeur général délégué, Philippe Seitz, ont signé, ce 5 avril 2012, un contrat de sous-traitance qui confie à Eiffage TP/Solétanche la réalisation de l'ensemble du génie civil du futur centre multifilière de traitement des déchets ménagers du SYCTOM de l'Agglomération Parisienne, à Romainville et Bobigny.

Le contrat qui comprend les travaux préparatoires, les terrassements, les fondations, le VRD, et le gros œuvre, s'élève à 61,6 millions d'euros. Les travaux débuteront dès réception de l'ordre de service du SYCTOM de l'Agglomération Parisienne.

Claude Saint-Joly et Philippe Seitz se sont félicités mutuellement de cette collaboration.

Urbaser Environnement

Bertrand Hyllaire, 04 67 99 41 08

b.hyllaire@urbaserenvironnement.fr

– – – –



Eh oui, malgré toute l'agitation qu'il y a eu, le dossier continue d'avancer de plus belle ! Rien ne l’arrête !

Qui va croire aux belles paroles des responsables et élus qui nous ont donné des engagements du genre : moratoire de 6 mois ou, rien ne serait fait avant les élections (là, il c'est fait huer) !

Avons-nous eu le baissé de Judas ?

Voilà encore un bel exemple qui démontre la confiance qu'il faut avoir envers eux, elle est plus qu'au ras des Pâquerettes ! Bien sûr, ils ne manqueront pas de nous dire qu'ils n'y puissent rien, que le dossier est en cour, etc.

Lisez bien le dernier paragraphe, il y est écrit :

les travaux débuteront dès réception de l'ordre de service du Syctom de l'agglomération Parisienne.

Et, en dessous :

le nom de responsable d'Urbaser et d'Eiffage qui :

se sont félicités mutuellement de cette collaboration.



Alors ? Content de s'être fait mettre en beauté ?

Qui va croire que le Syctom va reporter l'ordre de service ? Il y a trop d'argent en jeu.

Et tout ça, nous le devons à qui ?

Qui a demandé (à même souhaiter) à ce que cette usine vienne s'installer à Romainville ?

Merci QUI ?

Ne l'oublier pas lorsque vous aurez à mettre un bulletin dans l'urne, même si elle n'est QUE suppléante, elle pourrait très bien être députée SI... et là, il n'y a pas d'accord sur le non-cumul de sa part puisque simple sympathisante !

 


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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 13:01

 

 

Reunion-du-15-mars-2012-au-Blanc-Mesnil.jpgReunion-du-15-mars-2012-au-Blanc-Mesnil-2.jpg

 

Mardi 20 mars 2012 s'est tenue, au Blanc-Mesnil, la première réunion d'information citoyenne, à propos du projet d'installation d'une usine de TMB méthanisation, ou tri méthanisation, voire co-méthanisation selon les documents successifs qui circulent depuis plus de 5 ans maintenant.
Bien entendu, l'assistance n'était pas au niveau que nous aurions pu l'espérer, néanmoins la salle que nous avions choisi était bien remplie. Nous remercions les animateurs de l'association ARIVEM et les responsables d'Environnement 93 pour leurs contributions à ce premier débat. Cette rencontre marque aussi le début d'une exigence de débat similaire pour la ville d'Aulnay-sous-Bois, mon ami Alain Boulanger, conseiller municipal, va intervenir dans ce sens.
Ce débat intéresse, car nous avons noté, parmi les présents, le président du groupe UMP du conseil municipal, le directeur de cabinet du maire de notre commune et une journaliste de l'édition du Parisien 93.
Cette réunion a été utile, car elle nous a permis d'apprendre qu'une enquête publique allait être lancée et qu'au cas où la saisine de la commission nationale du débat public n'était pas acceptée une ou des réunions publiques seraient organisées.
Le débat s'est organisé autour du tri mécano biologique ou pas. Il apparaît que l'unité prévue, pour Blanc-Mesnil, n'est pas concernée par ce procédé industriel. D'aucun se serve de cet argument pour en conclure qu'il n'y a pas ou moins de dangerosité. Mais nous ne pouvons pas ignorer que la production de méthane est aussi un facteur de danger.
Pour cela nous nous permettons de publier ci dessous des extraits d'un « guide méthodologique pour l'exploitation d'unités de méthanisation de déchets solides » Ce document a été produit, entre autre, par Véolia que personne ne peut soupçonner de vouloir savonner la planche de ce type de projet.


Page 35. Chapitre IV Sécurité et formation: « Étant donné le type de procédé, l'environnement de travail, les produits traités et sous produits générés, il est important de mettre en avant certains risques auxquels peut-être confronté l'opérateur. Parmi les différents risques identifiés, nous évoquerons les deux risques qui nous paraissent majeurs sur une unité de méthanisation de déchets :

les risques liés au biogaz et les risques liés aux micro-organisme pathogènes.


A. Sécurité.

1° Biogaz.
Au cours de la réaction, la dégradation de la matière organique entraine la production de biogaz; Ce gaz étant essentiellement composé de méthane, il est combustible et sa présence dans le process impose une définition de zones ATEX
1) (Atmosphères Explosives). Il est donc indispensable d'identifier l'ensemble des risques liés à la présence de gaz, et de mettre en œuvre les équipements (détecteurs de méthane, systèmes d'isolation automatique du réseau biogaz...) et les procédures adéquates qui permettront d'éviter un accident ( usage du téléphone portable interdit dans les zones définies...). La signalisation des zones identifiées comme ATEX est alors une priorité, ainsi que le respect des consignes en place. Ainsi, lorsqu'une telle zone est identifiée, l'outillage utilisé doit répondre aux critères ATEX pour pouvoir être utilisé, afin de limiter les sources de chaleur pouvant provoquer une explosion en cas de fuite de gaz. Ces sources de chaleur peuvent être: flammes (chalumeaux, cigarettes et mégots, briquets...), les étincelles mécaniques ( meulage, tronçonnage..), les étincelles électriques ( soudage à l'arc, mises à la terre, électricité statique, foudres, mauvais contacts...) et les surfaces chaudes ( frottements mécaniques, conduction thermique, pièces non refroidies).
Le biogaz pouvant également contenir de nombreux autres gaz, potentiellement toxiques pour l'homme, en quantités variables. L'exemple le plus connu est celui du H2S
2)(hydrogène sulfuré). Dans certaines proportions, ce gaz peut être mortel en cas d'inhalation. Ce risque est essentiellement encouru lors des opérations de maintenance d'équipements de sécurité( type dispositif « arrête flammes »), d'équipements de traitement ou de valorisation du biogaz. Dans des conditions, il est souhaitable de prévoir l'utilisation de détecteurs de gaz portables, de masque à cartouche (adaptées aux gaz susceptibles d'être rencontrés).
Étant donné les différents risques liés à la présence de biogaz cités ci dessus( intoxication, explosion, incendie), la signalétique en place sur le site doit être réalisée avec soin ( identification de toutes les zones ou équipements de façon claire)
Un autre point important à signaler est l'intervention ponctuelle sur le site de sociétés extérieures (spécialisées dans la réparation ou l'entretien d'équipements particuliers exemple: vis ou pompe...). Le personnel devant intervenir sur le site doit préalablement être informé des risques et des règles à respecter sur le site. Cette démarche permettra ainsi aux intervenants de préparer un matériel adapté pour effectuer de la maintenance ou une réparation dans des conditions de sécurité satisfaisantes.


2° Travail sous pression.
Le biogaz présent dans le réacteur et le réseau est sous pression. Le maintien d'une pression constante dans le réseau est nécessaire pour éviter toute infiltration d'air dans le système et pour assurer une alimentation continue des équipements de valorisation du gaz.
Ce mode de fonctionnement entraine, de fait un risque d'explosion au niveau du réacteur ou du réseau de biogaz.
Pour limiter ce risque, des équipements indispensables doivent être installés:
-un dispositif de surpression (dégazage lors que la pression atteint un seuil prédéfini)
-un disque de rupture sur le toit du digesteur
-une garde hydraulique
-une torchère( en plus des équipements de valorisation du biogaz)
3)
-des capteurs de pression disposés dans le réacteurs et sur le réseau de biogaz
-un suivi efficace du niveau de digestat dans le réacteur ( volume + bilan massique)
Les risques liés au travail sous pression sont donc maîtrisés lorsque les équipements adéquates sont mis en place. La maintenance de ces appareils est également très importante pour la prévention des risques d'explosion.
Enfin, un suivi des entrées/sorties du réacteur peuvent aider à contrôler la cohérence des données fournies par les capteurs de pression en ligne.


3° Le risque biologique;
Les déchets traités par méthanisation sont naturellement contaminés par des micro-organisme pathogènes. Au cours du traitement, sauf en cas d'hygiénisation, la majorité d'entre eux va survivre voire se développer. Afin d'éviter d'être contaminé, l'opérateur devra impérativement porter des gants lors des différentes taches à réaliser. Le port d'un masque anti-poussières peut «également être recommandé dans certains cas pour éviter une ingestion de germes pathogènes aéroportés.
Enfin, les règles hygiène élémentaires devront être rappelées en permanence( notamment le lavage des mains). »


Voilà, comme vous le voyez à la lecture de ce document, l'implantation d'une usine de méthanisation qu'elle soit TMB ou non, soulève une série de questions importantes. Nous considérons que notre objectif face à cette éventuelle installation c'est a dire: le droit de savoir, le droit de débattre, le droit de décider est une exigence incontournable
4). La réunion du 20 mars 2012 marque le début d'un processus de démocratie participative qui devra aller à son terme.
Nous allons continuer de travailler au développement d'une mobilisation citoyenne sur ce dossier, qui porte en lui l'exigence d'une autre politique pour le traitement des déchets ménagers, pour en terminer avec l'incinération et l'enfouissement. Dans ce cadre la bataille pour la réduction des déchets et un tri très sélectif des déchets doit être une priorité avant d'imposer des usines à gaz qui semblent poser plus de problèmes que de réponses aux traitements des déchets ménagers.
5)

Posté par Alain Ramos, samedi 24 mars 2012 à 09:27

 

– – –

 

Note de Maurice

 

1)http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8glementation_ATEX

2) http://fr.wikipedia.org/wiki/H2S

3) et dire que not'bon maire et son compagnon, se sont gaussés des riverains et des élus d’opposition en disant : il n'y aura pas de torchère ! Voilà, une fois de plus, not'bon maire prit la main (pas les doigts à ce point-là) dans le pot de confiote !! à moins, que pour Romainville, cet équipement jugé « indispensable » ne soit pas de mise.

4) oh, que ça fait du bien de lire ça ! Pour nous à Romainville, ça n'a pas été le cas. Relisez bien : le droit de décider est une exigence incontournable !

5) la réduction des déchets, oui, mais dans les logements collectifs ? Comment faire un trie digne de se nom ? Surtout lorsqu'il y a un ramassage par pneumatique dans la commune !

Pour lire sur le blogue d'Alain Ramos, cliquez en dessous sur le lien: http://alainramos.canalblog.com/archives/dossier_usine_de_methanisation_tmb/index.html

– –

 

Ce compte rendu et extrait d'un « guide méthodologique pour l'exploitation d'unités de méthanisation de déchets solides » vous fait-il froid dans le dos ?

Moi, OUI !

Et dire que c'est à cause de not'bon maire qui l'a demandé que nous risquons d'avoir cette usine à Romainville !

Elle ne savait pas, nous a-t-elle dit ; comme pour la sculpture de Garry Faif au pont Jean Jaurès.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Garry_Faif

 

Si cet article disparaît de wiki, demandez-le-moi, je l'ai copié.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 13:26

 

Epée de Damolcès 2

 

Voici un article parure sur le site « Bagnolet en vert », cliquez sur le lien en dessous pour le lire :

http://www.bagnoletenvert.com/m/article-101483773.html

 

 

Il résume très bien l'opinion des habitants qui étaient présents aux réunions qui se sont déjà faites en décembre, février et mars 2012.

Encore une fois, comment a-t-on pu être favorable à une telle implantation de ce type d'usine ?

La collecte de déchets fermenticiblesdevrait être faite depuis longtemps, et ce n'est pas en ayant un ramassage par pneumatique que les choses vont être faciles à faire ! Car ce type de ramassage ne favorise pas le tri puisque les déchets, même sommairement triés par les habitants avant de les mettre dans la borne, sont trop compactés pour continuer à l'être, trié.

Des composteurs auraient du être distribués depuis longtemps, il en existe pour appartements ou les déchets en fermentations ne sente rien, car un produit bio (une poudre) est mit dessus à chaque fois.

Alors, ils sont incinérés ! Beau gâchis financier !

C'est bien là tout le problème, du m'as-tu-vu est fait pour être la 1ere ville à avoir (rappelez-vous ce que not'bon maire à dit) et ensuite, la gestion de tout ça ne suit pas, car les décisions sont contradictoires. Qui sont les conseillers qui ont proposé ÇA ?

Pourtant, l'ADEME propose des informations pour faire son compost, comment ce fait-il qu'il est accordé des subventions à de tels projets (pneumatique et méthanisation) alors qu'il promeut le compostage domestique ?

Cliquez sur le lien en dessous pour lire sa plaquette :

http://www.ademe.fr/particuliers/fiches/pdf/compost.pdf

Il y a de nombreux sites qui peuvent aider sur le sujet, SI des administrés sont capables de trouver les sites qui donnent de l'aide pour les composteurs domestiques, les municipalités qui ont des crânes d’œufs payés pour ça devraient avoir plus de solutions à nous proposer ! Ce n'est pas à NOUS administré à donner des solutions, même si certains disent le contraire :

vous êtes contre ?

Proposés autre chose !

Il faut oser le dire, comme si être contre devait obligatoirement amener à des propositions de remplacement.

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:51

Associations A suivre (Ivry), Les Amis de la Terre, Attac Ivry-Charenton,

CLCV-Ivry, Passerelles (Ivry), Rudologie & co (Ivry), avec le soutien du CNIID.

 

Collectif 3R (Réduire, Réutiliser, Recycler)

c/o Anne Connan

100 rue Molière- At.09

94200- Ivry-sur-Seine

 

Paris/Montreuil/Ivry-sur-Seine, le 10 juin 2010

 

Observations à consigner dans le registre de l’enquête publique sur le centre de traitement des déchets de Romainville

 

 

1) Remarques de forme

 

En tant qu’associations ayant participé activement au Débat Public sur la reconstruction du centre de traitement des déchets d’Ivry-Paris XIII, un autre projet porté par le Syctom, nous tenons en premier lieu à exprimer nos regrets les plus vifs quant au manque de communication et de transparence relatifs à l’enquête publique concernant le centre de traitement des déchets de Romainville.

Il ne s’agit bien entendu pas de la même procédure administrative, mais cela ne saurait justifier les

possibilités de consultation du dossier extrêmement limitées, et la durée bien trop courte de l’enquête publique, qui rendent difficiles toute appropriation citoyenne des éléments présentés à la population.

 

2) Remarques de fond

 

Sur le principe de la future usine de Romainville consistant à capter le méthane contenu dans les

déchets pour en faire du biogaz, nous sommes de premier abord séduits, mais plusieurs problèmes se posent :

 

1) La technologie du Tri-Mécano-Biologique n’est pas satisfaisante dans son fonctionnement, eu

égard à son coût, au découragement du geste citoyen de tri « à la source », et surtout à son manque de fiabilité.

• En effet, il est trompeur de laisser entendre que les résidus d’un processus de TMB-méthanisation pourront être utilisés à des fins agricoles.

Vus les taux extrêmement faibles de captage des déchets dangereux diffus sur le territoire du Syctom, il est plus que probable que le compost contiendra des éléments indésirables (type résidus de lingettes hygièniques, qui sont un type de déchet en constante augmentation ces dernières années et qui contaminent particulièrement facilement les déchets organiques que le TMB tenterait d’isoler à partir des ordures ménagères résiduelles et).

Les expériences françaises de TMB n'ont jusqu’à présent pas fait leurs preuves (en Val d'Oise, une installation met en décharge les organiques extraits par ce procédé car ils sont pollués.. et ne passent pas les normes des composts – pourtant laxistes).

En outre, le fait de produire un compost à la norme française NF U 44-051 est loin d’être garant de l’innocuité pour les sols et la santé, car cette norme autorise jusqu'à 2% de verre et métaux et 1,1% de plastiques, soit pour un mètre cube de compost, jusqu'à 5 kg de verre/métaux et 2,7 kg de plastiques, comme le note 1 l’association France Nature Environnement .

• Par ailleurs, l’ADEME observe que « La production d’un compost conforme aux exigences

réglementaires à partir d'ordures ménagères résiduelles impose vraisemblablement des investissements plus lourds et une performance renforcée des installations qu’une production de compost à partir de biodéchets collectés sélectivement » . Le projet présenté par le Syctom se trouve très précisément dans ce cas de figure pointé par l’ADEME.

Une cinquantaine de projets de TMB émergent actuellement en France au moment où dans la plupart des pays européens bien plus en avance que le nôtre, on freine ce type de projets, comme le note un article paru sur le site www.eitb.com, « en Allemagne, deux TMB ont fermées en 2007, (…) au Royaume Uni, la réflexion est plus portée sur une plus grande sensibilisation au "tri sélectif à la base", permettant de ne pas avoir à agrandir le parc actuel des TMB, (…) en Belgique, le coût de fonctionnement se montre au final plus élevé que l'incinération, freinant d'autant son développement, et incitant de fait à une forte campagne médiatique pour obtenir des habitants une forte responsabilisation quant au tri sélectif à la base, (…) la Catalogne constate aujourd'hui "une faible efficacité des TMB", et incite à un "accroissement de la collecte sélective" ».

 

2) Il est prévu que les éléments non méthanisables (fraction combustible résiduelle) soient 3

incinérés dans l’usine d’incinération d’Ivry-Paris XIII . Nous rappelons que la priorité n’est pas

à l’incinération mais au recyclage matière, notamment des papiers, cartons et plastiques.

Nous pensons qu’une grande partie de ces déchets « combustibles » sont en réalité recyclables (plastiques, cartons) et devraient faire l’objet de collectes sélectives. Il faut pour cela que le Syctom et ses communes membres investissent davantage dans la promotion du geste de tri auprès de l’ensemble des sources collectées dans le cadre du service public, à savoir les ménages mais aussi les artisans, petits commerces et activités de services.

 

3) Par ailleurs, la contribution du TMB méthanisation à la lutte contre les changements

climatiques est elle réelle ? Dispose-t-on notamment d’études chiffrées indépendantes sur la

question de savoir si la méthanisation des cartons et papier (versus leur recyclage) évite des

émissions de CO2 ?

 

Nous considérons que la méthanisation est acceptable sous 4 conditions :

 

qu’elle n’ait pas recours au TMB mais à un tri sélectif à la source. En effet, la méthanisation ne doit pas aller à l’encontre des priorités absolues que constituent la prévention des déchets, la promotion des collectes sélectives et le recyclage.

que les unités de méthanisation soient de petite taille. Pour rappel, le procédé de méthanisation était pratiqué dans de nombreuses fermes au début du 20ème siècle... c'est un procédé facile à maîtriser dans de petites installations. Dès lors, pourquoi chercher à en faire d'immenses centrales. Pour les petites à moyennes installations un tri hydraulique peut être une option plus fiable que le TMB (voir par exemple la méthanisation sélective de Microferma) que les déchets méthanisés soient à 100% organiques, pour obtenir un résidu utilisable comme compost ; ou bien, qu’elle concerne des « déchets ultimes » qui seraient de toute façon mis en décharge, car il est alors pertinent de les « stabiliser » pour en capter le méthane et avoir ainsi des décharges neutres de émissions de GES (ce qui se fait en Allemagne).

 

Il faut aussi garder à l'esprit qu'une façon bien moins coûteuse de gérer les déchets organiques, c'est

le compostage de proximité, qui demande à être promu et accompagné de façon plus audacieuse que

les actuelles expériences pilotes sur le territoire du Syctom.

 

Nous demandons donc au commissaire enquêteur chargé de cette enquête publique de rendre un avis défavorable à ce projet, en tenant compte de nos observations.

 

 

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