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Par François LC
Romainville le 6 janvier 2018
Propos du père François

Évidemment, il est difficile de penser (et d’écrire) à autre chose qu’au TROU DE 9 MILLIONS DE LA PLACE DU MARCHE, aux 1,5 MILLION CADEAU A FIMINCO, AUX MULTIPLES VENTES DE BIENS COMMUNAUX EN DESSOUS DU PRIX DES DOMAINES (ILLEGALES), etc.. et au silence coupable que conservent, sur ces graves questions, les alliés de la maire Valls.
C’est surtout à l’ancien responsable du Comité Citoyen (et à ceux qui l’ont suivi) que je pense, lui qui prônait la vertu et l’intelligence et qui stigmatisait le relâchement des mœurs des politiciens traditionnels.
Il est vrai qu’après avoir obtenu diverses responsabilités, divers avantages et diverses indemnités, le voilà, en échange de l’accession d’un socialiste au poste de Premier Adjoint, promu à la présidence de la Corniche des Forts.
Que feriez-vous à sa place ?
Je sais ce que j’aurais fait, moi, qui, comme le disait une brave femme, suis un réactionnaire immobiliste, face aux progressistes de l’ex CCR et de l’actuel mgc.
En tout cas, voici que, l’Arocafé ayant à l’heure actuelle disparu des écrans, c’est à La Consigne que sera organisée la prochaine exposition concert.
La Consigne n’étant pas une émanation de la Mairie et du maire adjoint à la Culture, la Cogedim ne la subventionnant a priori pas, il est urgent de se taire et de montrer ainsi que ce n’était pas à un café citoyen que nous nous en prenions, mais aux péchés originels qui accompagnèrent sa création et poursuivirent son développement.
Venons-en au sujet du présent propos.
C’est un sujet qu’on aurait un peu tendance à oublier par les temps qui courent : celui de l’avenir du centre de tri de notre Bas Pays.
Le problème, en cette affaire, c’est que les citoyens que nous sommes ne peuvent avoir aucune confiance dans leurs interlocuteurs.
Il y a d’abord la maire Valls, initialement favorable au Tri Mécano Biologique, au point de vouloir en favoriser le fonctionnement grâce à des doryphores, qui, sous la pression populaire, surtout de Arivem, n’hésita pas une seconde à changer son fusil d’épaule ... ni à conserver en sous main d’excellentes relations avec le Syctom.
Il y a d’autre part le Syctom, qui, si l’opinion publique ne s’était pas mobilisée, n’aurait pas hésité à faire édifier chez nous une machine aussi dangereuse qu’infernale, le Syctom qui nous a lanternés tout au long d’une concertation bidon, bien décidé qu’il était à se débarrasser de la patate chaude, brûlante même.
La méthanisation abandonnée, trois solutions nous furent présentées à l’issue d’une longuissime soirée au cours de laquelle on fit tout pour nous endormir et pour éviter d’aborder de front le problème.
La 3 éliminée, on comprit rapidement que le Syctom était favorable à la 2, qui comporte le séchage à l’air libre des déchets pendant 15 jours, avec les inconvénients potentiels que comporte la méthode.
On comprit aussi que la maire Valls « n’écartait pas » la 2, ce qui, en clair, signifiait qu’elle était à la manœuvre.
Une visite d’une usine semblable à celle que préconise le Syctom, édifiée en Angleterre, à Frog Island, fut organisée.
Expérience concluante, dirent nos experts, si bien que Est Ensemble (cet organisme dispendieux, mené par un-barto-boy et dont je souhaite la disparition)vota, le 19 décembre, pour le projet n°2 par 34 ou 35 voix pour et 11 contre et 4 abstentions.
Le compte rendu que fit Arivem de la visite est un modèle du genre.
Il relève les points positifs de l’expérience british (lisez-le) et évite de jeter de l’huile sur le feu.
Arivem n’en demeure pas moins favorable à la solution 1, car les points négatifs de la solution 2 sont très importants :
L’usine anglaise a brûlé en 2014.
Elle est située dans un contexte industriel alors que, chez nous, elle le serait dans un contexte urbain dense.
Il n’a pas été possible de contacter une association environnementale locale
Je laisse Arivem conclure :
« Le retour d’expérience de Frog Island n’est pas transposable en l’état à Romainville Bobigny.
Ce procédé n’entre apparemment pas en concurrence avec le tri à la source (note FLC : si ce dernier se développe considérablement comme on peut l’espérer, le nouveau schmilblick peut se révéler surdimensionné).
L’absence d’un projet concret spécifique à Romainville Bobigny ne permet pas d’accepter la solution n°2 (note FLC : ce qui reviendrait à signer un chèque en blanc à des gens en qui on ne peut pas avoir vraiment confiance).
Et pourtant, me direz-vous, l’affaire est « ficelée » après le vote d’Est Ensemble et celui du Syctom.
Pas si vite, mes lascars, car voilà qu’il se révèle que le vote d’Est Ensemble n’est pas valable, le quorum n’ayant pas été atteint.
Ce dernier, en effet ne se calcule qu’à partir des présents.
Là, on a pris en compte les « représentés », ce qui n’est pas conforme aux textes .
Le Syctom a triomphé trop vite.
La patate chaude pourrait faire retour à l’envoyeur.
Espérons, mes amis.
L’espoir fait vivre.
Salut à tous.
François Le Cornec
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